lundi, septembre 26, 2005

Mon nouveau blogue sur Pauline Garon


Pauline autour de 1923 Posted by Picasa

Vous pouvez le trouver à cette ADRESSE.

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jeudi, septembre 22, 2005

Pas de petits fervents de vues animées!

Lu dans la pub d'une école laïque et privée, dans un numéro de 1918 du Passe-Temps:

"Inutile de nous amener les petits fumeurs et les fervents de vues animées."

L'école s'appelait "La Presse" et était située au 384, rue du Parc Lafontaine.

Cette école était mixte. Elle accueillait les écoliers de 7 à 14 ans, ainsi que les fillettes et les jeunes filles.

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Des ondulations Marcel en 1910? Posted by Picasa

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Paternalisme des riches et des puissants, 1921 Posted by Picasa

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Recyclage en 1945


Castor-Ville, 1945. Posted by Picasa

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lundi, septembre 19, 2005

Le Parc Belmont 1923-1983

STEVE PROULX vient d'écrire un très joli bouquin sur le Parc Belmont. Mes souvenirs de ce parc d'attractions sont mitigés. Je l'ai connu pendant ces dernières années de gloire et pendant son déclin.

Avec ma mère, j'allais surtout à La Ronde. Les manèges étaient plus beaux et plus nombreux, et il y avait plus de choses à voir sur le site. Pour moi, le Parc Belmont était le cousin pauvre et quétaine de La Ronde.

J'y ai passé de très bons moments à la fin des années soixante-dix avec mes copains et copines des HLM. Nous habitions à Ahuntsic et le Parc Belmont se trouvait à un peu moins d'une heure d'autobus. Les prix étaient aussi moins élevés qu'à La Ronde, ce qui faisait notre affaire à tous.

Je n'ai pas une très bonne mémoire photographique. Je me souviens d'un petit manège minable, avec des avions qui tournaient lentement, parmi les mauvaises herbes. L'entretien du parc laissait à désirer. Et de posters imitation velours avec des couleurs fluorescentes que l'on pouvait gagner en lançant une flèchette dans une image de pomme. Nous les trouvions très beaux!

J'ai vécu les minutes les plus terrifiantes de ma vie dans un manège du Parc Belmont. Je devais avoir environ dix ans... C'était une sorte de roue avec des petites cabines oblongues qui avaient chacune une ouverture sans porte. Je n'avais jamais vu ce manège auparavant et je croyais que la roue allait tourner à l'horizontale, un peu comme un carrousel.

Le parc était presque désert cet après-midi-là. Ma mère a décidé qu'elle voulait l'essayer. Nous sommes montées dans une cabine et nous nous sommes assises côte-à-côte, ma mère au fond. Nous nous sommes attachées avec des ceintures de nylon qui nous retenaient au siège par la taille. La mienne était un peu "lousse", mais je n'y pas accordé d'importance. Nous étions les seules passagères.

Le manège a démarré et la roue à commencé à s'élever sur la droite, en biais. La cabine volait de plus en plus haut et quand elle arrivait au sommet, il n'y avait rien entre moi et le sol beaucoup, beaucoup plus bas. La cabine penchait à gauche, c'était comme si j'étais étendue sur le côté... sur le néant... Je sentais la ceinture craquer et je glissais vers le bas... Je hurlais, complètement terrorisée, et je m'agrippais désespérément à ma mère. Elle me repoussait, elle faisait confiance au parc et me croyait en sécurité... À chaque fois que notre cabine est arrivée au sommet et que la cabine a penché à gauche, j'ai cru que ma dernière heure était arrivée.

Le direction a dû recevoir des plaintes, car ce manège n'est pas demeuré longtemps au parc.

Mon manège préféré était les chaises volantes, près de la rive. Je le trouvais magnifique avec ses dorures et ses peintures baroques, surtout le soir quand il était illuminé.

Il y avait toujours plus de monde le soir. Pendant la journée, le parc, surtout quand il était presque désert pendant la semaine, avait vraiment triste mine, un peu comme un vieux clown démaquillé.

En 1974, les jeudis, pour seulement 2,99$, un adulte pouvait monter dans les 43 manèges du parc! Les enfants: 1,99$!

Mes amis et moi, on appelait le vieux "Scénique" le "Cynique".

Un SITE très informatif sur le Parc Belmont.

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vendredi, septembre 16, 2005


1931 Posted by Picasa

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Trois fortifiants pour femmes


1,25 $ la bouteille! Un prix faramineux en 1931! Posted by Picasa

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Une métrite est une inflammation de l'utérus. J'ignore ce qu'était le "beau mal". 1919. Posted by Picasa

Il y avait aussi les "Pilules rouges" qui guérissaient tous les maux féminins imaginables autour de 1910. Les pubs s'étalaient sur des pages entières, avec des témoignages et des photos de femmes renfrognées.

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Oracle conjugal


"Mademoiselle Tremblay, vous allez épouser un Hindou pour lequel vous serez la plus sacrée des vaches."

"C'est toujours moins pire qu'un maudit Anglais protestant!"
1914. Posted by Picasa

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Keseksa? Un guide de signaux lumineux? 1914.Posted by Picasa

En 1918, on offrait un guide pour les jeunes amoureux avec les modèles de lettre suivants: déclarations d'amour, aveux, compliments, reproches, ruptures, raccommodements, demandes en mariage, etc.
À quand un guide pour amoureux avec des modèles de courriel?

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Produits miracles en "ine"


Un petit changement dans le nom... On n'offre plus la compensation de 50 $ en cas d'insuccès. 1919.Posted by Picasa

L'électrolyse existait déjà depuis quelques décennies. Les dépilatoires étaient peu efficaces et sentaient très mauvais.

Le premier dépilatoire efficace fut le Koremlu dans les années trente. Mis sur le marché par une esthéticienne new-yorkaise, son ingrédient clef était le thallium, qui servait alors de poison à rat. Il n'y avait aucun contrôle sur le dosage de thallium dans les pots, et certains en contenaient des quantités dangereuses. Des femmes devinrent chauves, d'autres eurent les jambes paralysées, quelques-unes moururent.

Il n'y avait aucun test sur les animaux avant la mise en marché, aucun contrôle du gouvernement américain. Des centaines de personnes devinrent malades, furent défigurées ou moururent à cause de cosmétiques toxiques. Des médicaments étaient dangereux et souvent inutiles, des aliments étaient périmés et malsains. Après plusieurs scandales, le gouvernement américain promulgua le FOOD, DRUG AND COSMETIC ACT en1938; il devint une loi par la suite.

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La plupart des charlatans avaient leur siège social au 155, rue des Commissaires! 1919.

La rue des Commissaires est aujourd'hui la rue de Commune. Posted by Picasa

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Le bébé a l'air d'un petit vieux sans rides, mais dyspeptique... 1914. Posted by Picasa

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jeudi, septembre 15, 2005

F.W. Woolworth Co.

Cette chaîne de magasins n'existe plus à Montréal depuis presque douze ans et ses anciens locaux sont maintenant occupés, le plus souvent, par des Dollarama.

Il y a un très beau musée en ligne.

En 1929, tout dans les magasins Woolworth's se vendait moins de dix cents aux États-Unis et au Canada. Les articles étaient à peu près les mêmes que ceux que l'on trouve dans les Dollarama aujourd'hui. Saufs qu'ils étaient fabriqués au Canada et aux États-Unis plutôt qu'en Chine. Et dans des manufactures qui appartenaient souvent à la famille Woolworth.

Jusqu'aux années cinquante, une vendeuse en uniforme se trouvait derrière chaque comptoir en acajou. Autour de 1955, les vendeuses disparaissent et le self-service s'impose. Les clients font leurs emplettes et paient à la caisse avant de quitter le magasin. Les beaux comptoirs en acajou sont remplacées par des étagères en métal ou en contreplaqué.

Il y eut quelques imitateurs des Woolworth's à Montréal: Kresge sur la rue Sainte-Catherine, Larivière et Leblanc à l'angle de Mont-Royal et Papineau, la chaîne Greenberg. Ces magasins vendaient des articles variés à petits prix et avaient tous un restaurant, comme celui où Florentine est serveuse dans Bonheur d'occasion. Il n'en reste aucun aujourd'hui.

Il y a encore quelques magasins Rossy aujourd'hui. Cette petite chaîne lutte vaillamment contre les Dollarama et les Wal-Mart. Les magasins Rossy n'ont jamais eu de de restaurants, je crois.

Au moment de son inauguration, en 1913, le Woolworth Building à Manhattan était le gratte-ciel le plus haut du monde avec ses soixante étages aux plafonds surélevés. Construit pour durer, il ne fut pas ébranlé par l'attentat du World Trade Center en 2001, contrairement à d'autres immeubles plus récents qui se trouvaient à proximité.

Pendant environ 3o ans, il y eut des Woolco, des magasins à rayons d'un seul étage qui se trouvaient dans de petits centres d'achats. Leurs anciens locaux sont aujourd'hui occupés par des Wal-Mart.

En 1987, mon conjoint à l'époque travaillait au Woolworth de la rue Fleury, au coin de Papineau. Le magasin était presque toujours pratiquement désert. Je crois qu'il a fermé peu de temps plus tard.

En 1993, neuf cents succursales canadiennes et américaines ont disparu.

Ma grand-mère achetait tous les gâteaux d'anniversaire chez Woolworth. Nous y allions au moins une fois par semaine. On mangeait souvent un grilled-cheese avec deux tranches de pickle et des chips avec un Coke. Ou un "club sandwich à deux". Dans les grandes occasions seulement, on achetait un sundae, une sorte de gratte-ciel fait de crème glacée et de caramel chaud servi dans un grand verre. Sans oublier la cerise qui couronnait le tout comme un gros rubis. On le dégustait avec une cuillère à long manche. Les sundaes m'impressionnaient beaucoup et je les trouvais magnifiques.

Notre Woolworth préféré se trouvait sur la rue Sainte-Catherine, le plus beau de tous avec ses deux étages. On m'y achetait presque toujours quelque chose, un livre à colorier, un petit jouet... plus tard un 45-tours. Même son comptoir-restaurant était beau, contrairement à ceux plus utilitaires des autres magasins. Je crois me rappeler qu'il avait un éclairage tamisé...

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vendredi, septembre 09, 2005

Applause


Applause, 1929, de Rouben Mamoulian Posted by Picasa

Sans être un chef-d'oeuvre, ce film est remarquable par son réalisme. Il commence vers 1905, alors qu'une troupe de burlesque arrive dans une petite ville. Des tracts sont dispersés par le vent pendant que la troupe défile devant les badauds. La vedette est une belle chanteuse blonde, Kitty Darling. Le soir, pendant la représentation, elle commence à avoir mal au ventre. Elle accouche dans sa loge et, alors que le bébé s'assoupit, on lui lit un télégramme qui annonce la mort de son mari en prison.

L'enfant, April, grandit au couvent et ne voit jamais sa mère. Elle a environ 17 ans quand Kitty lui envoie un télégramme qui lui demande de prendre le train pour New York.

Presque vingt ans après sa premiers triomples, Kitty a vieilli et engraissé. Elle est follement amoureuse d'un salaud qui l'exploite.

Les retrouvailles sont pénibles. Il n'y a personne pour accueillir April à l'hôtel où loge sa mère. Un bon samaritain l'emmène au théâtre. Il n'y a que des hommes dans le public. Ils fument presque tous et ont des physiques répugnants aux dents souvent pourries. Ils regardent avidement les danseuses moches et presque nues qui se déhanchent frénétiquement autour de Kitty. Quelques commentaires peu flatteurs sur "la vieille grosse blonde" fusent autour d'April, horrifiée, dégoûtée et scandalisée.

Après le spectacle, Kitty et les danseuses sont obligées d'aller rencontrer des hommes d'affaires... une pratique courante à l'époque.

Le salaud menace Kitty de la quitter si elle ne force pas April à monter sur scène. April résiste et se sauve après des avances du salaud. Elle rencontre un marin sympathique. Ils errent dans New York, regardent la ville à partir du pont de Brooklyn...

Le marin demande à April de l'épouser et de partir avec lui au Wisconsin. Mais April ne veut pas abandonner sa mère...

Pour éviter à April un destin semblable au sien, Kitty prend du poison.

Le film vaut surtout par son réalisme et par ses belles images de New York. Le milieu sordide du burlesque américain est très bien représenté. On voit même Kitty se faire des papillottes avec du papier de toilette!

Les acteurs, tous oubliés aujourd'hui, sont pour la plupart excellents et naturels. C'est l'un des rares films du début du parlant à bouger, à combiner le meilleur de l'image et du son.

KINO VIDEO

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Le rideau d'un théâtre de deuxième ordre vers 1905 Posted by Picasa

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Les hommes préféraient les grosses en 1905 Posted by Picasa

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Une danseuse de burlesque "Pre-Code" Posted by Picasa

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Règlements du métro de New York Posted by Picasa

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Deux gommes pour un sou... Posted by Picasa

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Une distributrice de gomme, 1929, NYC Posted by Picasa

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jeudi, septembre 08, 2005

Pour une poitrine parfaite...

Il n'y avait aucun contrôle du gouvernement sur les médicaments, les aliments et les produits de beauté. Aucune liste d'ingrédients sur les emballages. Les fabriquants s'en donnaient à coeur joie dans leurs publicités et promettaient monts et merveilles. Avec les Petites Pilules Persannes (voir l'image ci-dessous), une jeune femme à la poitrine plate pouvait la gonfler, une vieille femme aux seins pendants et flétris pouvait les rafermir... "La gorge se remplit d'une chair ferme et abondante". Je me demande combien de femmes sont tombées dans le panneau?

Bustinol était un autre produit miracle pour les seins. Il pouvait tout faire: gonfler, rafermir, lisser, velouter...

Au moins, contrairement au silicone, ces produits-là devaient être inoffensifs (sauf pour le porte-monnaie de Madame).
En 1895, un médecin viennois injecte de la parafine dans les seins flasques pour les rafermir.
Dans les années 20 et 30, des médecins américains injectent de la graisse prise dans les fesses et les ventres de leurs patientes.

Au début des années cinquante, des prostituées japonaises se gonflent les seins avec du silicone pour plaire aux soldats américains.

À la même époque, la demande pour les soutiens-gorges rembourrés (que les Américains appellent les gay deceivers) est en baisse . Pendant les décennies précédantes, d'innombrables nouveaux mariés ont dû être très déçus pendant leur nuit de noces...

Dans les années soixante-dix, un charlatan montréalais injecte du silicone de mauvaise qualité dans la poitrine et les fesses de plusieurs transsexuels. Ce silicone, utilisé par les embaumeurs, est instable et a tendance à se déplacer...

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Pilules persannes


Passe-Temps, 1931 Posted by Picasa

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Bustinol


Passe-Temps, 1914 Posted by Picasa

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